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NASMA
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NASMA, un industriel en devenir

L’appareil productif de la société NASMA se trouve au PK13. Trois équipes de 15 ouvriers chacune s’y relaient tous les 8 heures. Des lignes de production de l’entreprise sortent 60 tonnes de farine au quotidien. Des produits finis de qualité qui sont conformes aux normes phytosanitaires internationales.  NASMA a également une unité de production d’huile de tournesol. Avec des matières premières qui sont en provenance des fermes djiboutiennes de Gadaref au Soudan.


Guelleh Mahamoud Robleh est un self made man djiboutien. Il a eu l’audace de saisir les opportunités d’affaires, inhérentes au programme national de sécurité alimentaire. Surtout quand le gouvernement a effectué plusieurs acquisitions de terres arables éthiopiennes et soudanaises. Et ce, faut-il préciser, sous l’impulsion conjointe du président Ismaïl Omar Guelleh, du défunt premier ministre Meles Zenawi, et du président Omar Hassan El Béchir.


Cette entente a permis de faciliter l’exploitation des cultures de blé dans les fermes djiboutiennes à Sorofta, en Ethiopie, de sorgho et de tournesol sur les périmètres agricoles djiboutiennes à Gadaref, au Soudan.


Autant de traductions matérielles d’un modèle d’intégration régionale qui ont convaincu l’entrepreneur Guelleh Mahamoud Robleh à se lancer dans un projet d’usine de production de farine. Ce faisant, il n’a rien laissé au hasard quant au montage de son plan d’affaires. Cette phase initiale a débouché sur la création de la société dénommée NASMA en janvier 2013.


L’entreprise les écoule sur le marché djiboutien et celui somalilandais dans l’immédiat. A cet effet, NASMA a fait sien le choix d’une grille tarifaire attractive. Le prix de ses sacs de farine de 25 kg s’élève à 1.800 FD. Le chiffre passe du simple au double pour les sacs de farine de 50 kg.


Autre avantage comparatif : les restes de la farine sont destinés à l’alimentation de 60 bovins d’origine hollandaise implantés au PK13. Lesquels fournissent 80 à 100 litres de lait par jour que NASMA commercialisent au grand bonheur de la clientèle locale, férue de produits bio.


La société vend ses surplus de restes de farine à raison de 40 FD le kilo au lieu de 50 FD fixé par le Ministère de l’Agriculture.

L’industriel agroalimentaire en devenir prévoit de relever un nouveau défi, celui qui est de produire 200 tonnes de farine par jour sur le court et moyen terme.